Technique proposée par les deux équipes de praticiens
L’appareil de neurofeedback mesure l’activité électrique moyenne de l’individu au moyen de deux électrodes placées sur la crâne et paramètre une zone de viabilité spécifique, c’est-à-dire une zone d’activité électrique moyenne pour cette personne. Pendant la séance de neurofeedback, la personne regarde un film ou écoute de la musique tandis que l’appareil enregistre l’activité électrique de son cerveau. En cas de fluctuations trop importantes de cette activité (que ce soit en plus ou en moins par rapport à la norme enregistrée), l’appareil ou le thérapeute interrompt très brièvement la diffusion du disque ou du film. Cette interruption inattendue pour la personne, pour qui ce changement dans son activité cérébrale est totalement inconscient, provoque un réajustement dans l’activité électrique. Le cerveau fonctionne en effet par anticipation : il attend une continuité dans l’activité engagée, qu’elle soit l’écoute d’un disque ou la visualisation d’un film. L’interruption brutale est pour lui une information (le feedback) qui le met en état d’alerte, puis, en l’absence de danger, il modifie ses connexions synaptiques et se « repositionne » sur un mode de fonctionnement « normal ». Au fur et à mesure des séances (deux par semaine pendant quelques semaines en moyenne), ces changements synaptiques sont renforcés et l’activité cérébrale tend à se normaliser de façon durable.
Cette approche non-médicale et sans contre-indications permet une amélioration du fonctionnement cérébral sans répondre à des indications spécifiques. Les améliorations constatées sont de natures diverses, mais les séances ont un impact particulier sur la concentration et l’attention, la qualité du sommeil et certains types d’épilepsie. La seule stimulation étant en fait un arrêt momentané de la diffusion d’un stimulus externe, il ne peut y avoir de sur-stimulation. La personne n’a aucun rôle actif à jouer, les séances peuvent même se pratiquer pendant le sommeil. Ceci présente un réel progrès par rapport aux techniques de biofeedback ou aux anciennes méthodes de neurofeedback qui impliquaient une participation active et une concentration dont ne dispose pas une large partie de la population d’enfants en difficultés ou handicapés. Le coût peu élevé de cette technique, sa simplicité d’utilisation et son innocuité en font un complément précieux à toutes les méthodes d’aide aux apprentissages.
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